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Dimanche 13 août 2006
Salut à tous,

Nous voilà enfin arrivés au récit de la FAMEUSE randonnée. Pour ceux qui le liront sans y avoir participé, vous trouverez très certainement que j'en fais trop. Mais si vous doutez de moi, vous n'aurez qu'à demander aux autres, et vous verrez que finalement ma version est encore très édulcorée.
Enfin, cela a été dur, mais c'est vrai que c’était un moment idéal pour la cohésion du groupe : sur ce coup-là Amar, bravo ! Enfin, sauf peut être pour le guide. Je crois que lui doit être maudit pour des générations.
Mais assez de blabla, et comme d'habitude, remettons-nous dans le contexte.

Debout ce matin-là aux aurores, 6 heures personnellement (honnêtement, comment faisais-je ? Car depuis que je suis rentrée à Paris je suis une vraie marmotte). Ensuite petit-déjeuner collectif, et histoire de bien nous mettre dans l'ambiance dés le début de la journée, nous apprenons (vers 6h30/7h) que nous devons faire nos bagages. En effet, le soir nous ne dormons pas à Tikjda (Quoi ! Pas de piscine ce soir ?) mais nous retournons à l'auberge de jeunesse de Bouira.
C'est sûr que cela peut paraître un peu abrupte comme information, surtout d'aussi bonne heure, mais pour nous c'était presque devenu normal. Si vous saviez le nombre de fois que nous avons fait, défait, refait nos bagages ... pfuff, on ne compte plus. Cela en était même devenu un sujet de fou rire. Nous imagions ainsi avec Sandrine et Pierre, le parcours qu'avaient déjà fait nos bagages depuis notre arrivée : de vrais globe-trotters !
Allez les organisateurs, vous n'avez rien à vous reprocher. Nous nous en sommes totalement remis à vous pour l'organisation et très honnêtement, cela c'est super bien passé. Et qu'est-ce que ça nous a fait rire.

Bref, nous retournons dare-dare dans nos chambres afin de faire les sacs, nous récupérons nos passeports, et c'est parti.
Nous nous retrouvons donc vers 8h/8h30, bien décidés à aller voir le lac Goulmine, destination qu'on nous avait vanté comme étant magnifique. Moi qui étais venue faire un petit inventaire du réseau hydrique local, c'était parfait. À propos, je réitère ma demande : toute personne qui possède des cartes (ou même une seule) de la région, qu'elle me contacte. Sans carte c'est quand même plus difficile de localiser source et rivière.

Bref, nous voilà prêts à partir, avec un guide "censé" connaître la région (on verra plus tard que ce n'était pas le cas, mais ça n'aurait pas été aussi drôle sinon), mais avec un petit changement de programme : nous n'allons plus au lac Goulmine, "mais la rando sera sympa ; si-si vous verrez !" À c'est clair, on a vu ! Des paysages magnifiques à couper le souffle de toute personne, même non-géologue.
Mais j'ai déjà beaucoup parlé, si on regardait à quoi ça ressemble …


Je vous l'accorde, c'est un peu pelé, mais on n'en voit que mieux les cailloux. Allez, une autre photo pour le plaisir ...


Pour les géologues, vous remarquerez ces superbes plis. Ok ! Il faudra que je fonce un peu la photo pour que cela apparaisse mieux à l'image. Mais pour tout le monde, vous avez vu ce ciel bleu : superbe ! D'ailleurs, au fur et à mesure de notre marche, longue marche, pour vous donner une idée, les derniers sont revenus au point de départ après 15h. Oui oui, vous avez bien entendu ! Et nous les français, comme des assistés que nous étions devenus, nous n'avions rien prévu à manger, voire limite pas à boire. Heureusement que nos amis algériens sont beaucoup mieux organisés que nous, ou alors c'est parce qu'ils connaissent ???
Tout ça pour vous dire que sous ce ciel bleu, et le soleil de plomb qui va avec, et pourtant il faisait moins chaud que d'habitude (30/32°c), nous avons eu soif, très soif. Et encore, ces photos ont été prises au début de la randonnée. De toute façon après j'étais trop morte pour penser à quoi que ce soit : Hein ? Quoi ? Quel cerveau ? Enfin, tout ça pour vous dire, et en dépit de toutes mes réflexions limite acerbes, cette randonnée était joyeuse, instructive (merci Saada pour ton histoire, je suis sûre qu'elle te plairait Claude) et très bonne enfant.
Voilà d'ailleurs une petite "brochette" particulièrement représentative de l'ambiance.


Ils sont pas beaux là, tous les sept ? Et vous avez vu ces rochers derrière ? Désolée !

Allez, on continue dans les paysages à couper le souffle.


Cette photo, tout comme la suivante, nous donnent un petit aperçu du flanc sud de la montagne sur laquelle nous nous trouvions. Et si j'ai bien compris, c'est la vallée où se trouve Tizi Ouzou que l'on voit.


Allez, encore une photo, histoire de faire baver d'envie tout amateur de montagne et/ou de cailloux.


Impressionnant non ?
En plus, cette petite randonnée (qui m'a déjà permis de dépasser mes limites sportives, comment ça c'était facile ?) a été l'occasion de faire de la géologie sur le terrain. D'ailleurs ce n'est que comme cela qu'on devrait en faire. Et Idir,tu as été un assistant géologue merveilleux. Peut-être un peu trop passionné à mon goût d'ailleurs, car les kilos de cailloux amoncelés dans mon sac m'ont au moment de la grimpette, que dis-je la grimpette, l'escalade, pesés lourdement sur les épaules. Heureusement, il y a toujours un jeune homme charmant pour vous le porter. Ça a des avantages finalement d'être une fille.

Mais venons-en au gros de cette randonnée, car pour l'instant on peut se dire que tout va bien. Effectivement, tel était le cas, sauf que, en raison du changement d'itinéraire, nous avons dû nous résoudre (ah oui ! c'était vraiment marche ou crève) à envisager la montée de la face sud de la montagne. Et franchement, si vous étiez chèvre ou bouquetin dans une vie intérieure, cela vous donnait un sacré avantage.
Je dois d'ailleurs dire un grand merci à Samir qui a su me motiver durant la montée. Bon, ok, je t'ai un peu abandonné en route, mais tu étais avec Amar, alors j'ai préféré vous laisser entre mecs. En tout cas, ton soutien a été précieux car franchement, sans toi, j'aurais sans doute eu plus de mal à trouver des ressources pour continuer à grimper. Surtout quand tu croises le guide, complètement paumé soit dit en passant, et que tu lui demandes : "C'est bon, c'est la dernière montée ?", que lui te répond "oui c'est bon !". Et qu'en fait, tu découvres qu'il faut encore que tu grimpes (une 1/2 heure minimum), et là tu te dis : "si je le tiens, je lui fais avalé mes cailloux !". D'ailleurs après discussion, je n'ai pas été la seule à avoir ce genre d'idées assassines, n'est-ce pas Jean ?

Histoire d'en rajouter une couche, toute cette montée s'est faite sans une goutte d'eau : à boire ! Heureusement, nos sauveurs étaient là, et un grand merci à la famille Amzil, sans qui nous n'aurions sans doute jamais retrouvé la route, ce qui veut dire que je ne serais pas là à vous raconter toutes mes bêtises. Un grand merci aussi à Rémi, qui au niveau de l'eau a été un excellent gestionnaire : à boire !

Comme vous vous en doutez, nous avons fini par arriver en haut. Seul problème, c'est qu'après être monté, il faut redescendre : Quoi ! Tout ça ! Encore une fois je n'en pouvais plus, mais cette fois, à défaut de Samir qui papotait loin derrière, j'ai pu compter sur Amirouche. Merci à toi de m'avoir soutenu dans la descente, qui certes, peut paraître moins fatigante, mais qui est largement plus casse-gueule : Oups ! J'ai glissé.

Enfin, après toutes ces émotions, j'étais enfin rendue au point de départ : prems ! Bon ok, Rémi était revenu en arrière pour abreuver le reste des troupes. Mais quand même, j'étais la première des français à être arrivée. Ce qui m'a permis de siester à l'ombre, et même de découvrir un "crabe" de rivière.
Allez, histoire de mieux vous faire comprendre ce que nous avons parcouru pendant près de 6 heures, voilà une photo d'ensemble.


Les personnes en bas à droite vous donnent l'échelle. Pour ce qui est du parcours, nous sommes montés par la gauche, avons contourné la grande barre rocheuse de gauche, nous sommes ensuite revenus sur ce versant par le "V" tout en haut (dans le prolongement de la baraque à chèvres ; non Vincent, pas la baraque à frittes, t'es pas dans ch'nord !), avant de revenir au parking, où vous voyez les voitures.

Bon, sur le coup c'était super crevant, mais quand je repense à cette journée, je n'ai en tête que les bons moments et le souvenir de la super ambiance qui régnait au sein de notre petite bande.
Histoire d'être complète, je vais juste évoquer le pique-nique qui a suivi (même pas faim : à boire !), lui-même suivi d'une petite sieste, prolongée par une dernière bière à Tikjda, le retour sur Bouira (vous vous souvenez ?), le détour aux bains douches (bah oui, il n'y avait plus d'eau à l'auberge).

Et bien sûr, je ne peux achever cette journée, sans parler du couscous dans la famille de Tewfiq. Nous avons été accueillis royalement alors même que le lendemain une de ses soeurs se mariait : si c'est pas de l'accueil ça ! Vous en connaissez beaucoup vous, des gens qui prépareraient un repas pour 20 personnes la veille d'un mariage ? Moi pas !
Et puis cette soirée fut marquée par une superbe chute de la part d'Yves. Excuse-moi mais tu étais en face de moi, et à chaque fois que je revois la scène, ça me fait rire. Et puis, il y a eu plus de peur que de mal.

Voilà ! C'est tout pour aujourd'hui. Et c'est vrai que j'ai été bien bavarde. Mais comme demain je pars pour 8 jours en vacances, vous allez êtres tranquilles pendant tout ce temps. À mon retour, on finira l'histoire de notre périple en Algérie, avec 2 épisodes importants : la journée porte ouverte à l'école et le méchoui à la Mimouna.

Bises à tous, et portez-vous bien d'ici là.
Manue
par Manue publié dans : tikjdasciencescalade
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Dimanche 13 août 2006
Salut vous tous,

Après quelques épisodes géologiques, passons à autre chose. Voilà  donc aujourd'hui un petit exemple de la vie à l'école de la Mimouna. Je pense que ce sera une découverte aussi bien pour les algériens que les français. Et oui, vous étiez majoritairement au niveau du rocher, alors voyons voir ce qui se passait à l'école.

Tout d'abord, remettons-nous dans l'ambiance avec un petit panorama pris depuis l'école.


Histoire d’être complet, voici également une vue de l'école.


Alors, comment ça se passe une journée ici ?
Par exemple, ce jour-là, et après avoir nettoyé le terrain se trouvant derrière l'école, les enfants (sous les conseils de Serge) ont délimité le terrain. Pour se faire, que de mieux que des cailloux (de gros cailloux) que les enfants vont peindre de jolies couleurs.
Alors vous avez le choix, il y a du jaune ...




Mais aussi du bleu ...


Vous remarquerez que pendant ce temps-là, les adultes sont tranquillement en pause : Eh ! Ça fatigue d'être inspecteur des travaux finis ....


Allez, je plaisante !
Et puis ce jour-là il faisait vraiment très chaud, très très chaud.

Claude nous a donc trouvé une activité tranquille, et qui a mis tout le monde d'accord. Aujourd'hui, ce sera activité sculpture. Le mieux dans tout ça, c'est qu'il suffit de ramasser un peu d'argile dans les fossés (plus précisément au niveau du pont), et voilà nos artistes en pleine création.
Alors voici quelques exemples des créations du jour. Vous pouvez voter pour la plus belle oeuvre, et même si je ne veux pas vous influencer, pour moi, c'est la dernière qui a ma préférence. Peut-être parce que ce serait un symbole merveilleux pour l'école ... Mais bon, je ne veux pas vous influencer, alors, voilà les oeuvres !      Et les artistes qui vont avec !


























Voilà ! À vous de choisir maintenant la plus belle oeuvre présentée. Mais bon, pour qu'il n'y ait pas de jaloux, on va dire que tout le monde a gagné. Et maintenant, voyons voir si vous avez bien suivi.
Voilà deux photos de l'ensemble des sculptures, à vous de retrouver celle de chacun ... et sans tricher ; vous ne retournez pas en arrière pour vérifier ! Ah mais, je vous surveille-moi !






Sur ce, je vous laisse. C'était une petite journée tranquille, à l'école de la Mimouna. La prochaine fois, on reviendra sur notre FAMEUSE randonnée.
Bises à tous, Manue.

PS, un grand merci à Hélène, sans qui tous ces moments inoubliables n'existeraient pas !
par Manue publié dans : tikjdasciencescalade
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Vendredi 11 août 2006
Salut vous tous,

Voilà le nouvel épisode de la Manue en Kabilie.
Suite au précédent article, je vous avais dit que nous allions faire un peu de géologie. Mais afin de limiter mes commentaires (paraît-il que je suis trop bavarde), je me limiterai à quelques explications. Je ferai donc plus tard un article (thématique) plus détaillé sur la géologie de l'Algérie et notamment de la Kabilie.

Mais avant de vous montrer les photos, tentons de définir ce qu'est le calcaire, roche qui compose la Mimouna. Alors d'après le dictionnaire de géologie (d'A. Foucault et J.F. Raoult, 4° édition), une bible pour tout géologue amateur, voilà ce que l'on trouve  ... en fait je vous fais un résumé car il y en a presque 2 pages. Vous comprenez maintenant pourquoi je suis bavarde ... bref !

Calcaires : roches sédimentaires* carbonatées contenant au moins 50% de calcite CaCO3 ; ils contiennent souvent des fossiles*, d'où leur importance en stratigraphie*. Dans la plupart des cas, les calcaires tirent leur origine de l'accumulation de squelettes ou de coquilles calcaires, visibles ou non à l'oeil nu.
(Pour les *, voir le glossaire à la fin de l'article)

En résumé, le calcaire de la Mimouna s'est formé sous l'eau, il y a très très longtemps (plusieurs millions, voire dizaines de millions d'années) par accumulation de débris de plein de bêbettes, de très petite taille. C'est quand même plus facile comme ça la géol.

Mais voyons à quoi ça ressemble.


Rapprochons-nous un peu afin de mieux voir ...


Une vision d'ensemble maintenant ...


Il n’y a pas à dire, c'est quand même chouette ! Surtout pour une géologue.

Et si on se retourne, voilà ce que l'on voit ...


Bon, j'espère qu'avec tout ça, je vous donne envie de découvrir la région. Et vous verrez, un peu plus tard, il y a encore plus beau. Beau, mais fatigant ! Car pour les présents, rappelez-vous, c'était pendant la journée de randonnée. Vous vous rappelez, la fameuse ...

Allez, bises à tous et à la prochaine.
Manue


Glossaire
Fossile : reste d'animal ou de végétal transformé en pierre
Roche sédimentaire : roche résultant de l'accumulation d'éléments (fragments minéraux, débris de coquilles) et/ou de précipitations à partir de solutions. Ok, ça n’a pas l’air simple dit comme ça, mais en fait ce dernier cas est typiquement celui qui explique la formation des stalactites, comme à la Mimouna .
Stratigraphie : science qui étudie la succession des roches sédimentaires
par Manue publié dans : tikjdasciencescalade
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Jeudi 10 août 2006
Re-coucou,
Comme promis, voilà le deuxième épisode de la journée. Pffiff ! Que de travail vous me demandez. Mais bon, on ne peut rien refuser à son public adoré.

Donc comme prévu, nous allons parler un peu d'évolution dans cet épisode. Pour tous ceux qui refuseraient cette idée, qui n’est pas forcément incompatible avec la religion d’ailleurs (il faut vraiment que je prenne des pincettes pour dire cela, moi l’athée pure et dure : et oui Damien, je persiste !) ; bref, excusez-moi d’avance, mais je risque de faire un peu de prosélytisme, et il est également possible que mon discours vous dérange un peu. Mais bon, je suis laïque, et de surcroît scientifique, je ne peux donc pas nier ce que je connais. Alors, si ça vous arrange, contentez-vous des photos et on reprendra cette discussion lors de ma prochaine venue.

Mais revenons en aux photos, car c'est pour cela que vous êtes là. Et enfin vous allez comprendre où je veux en venir.

Une partie de la mission de l'équipe, à la Mimouna, était de former des personnes à l'escalade. Pour cela, quoi de mieux que de grimper dans les arbres afin d'y apprendre les techniques de rappel ainsi que l’utilisation du frein (enfin si j'ai bien compris).
Mais plutôt que de longs discours, voyons plutôt des applications concrètes.





Comprenez-vous mieux le sens de cet article ?
Et oui, beaucoup de gens pensent encore que nous descendons du singe, lui-même descendant de l'arbre : GAG ! Euh, vous étiez censés rire. Décidemment je suis nulle pour les blagues.
Mais en fait, plus sérieusement, cela n'est pas du tout le cas ! Et au risque de vous choquer, sachez ceci, nous sommes nous-même des singes. Tout comme les oiseaux sont des dinosaures. Mais bon, je sens que je vous embrouille là, alors je vous raconterai cette histoire une autre fois, ou mieux, venez au Palais de la découverte, on vous racontera tout cela avec moult détails.

Bon, si on en revenait un peu à nos histoires de singes. Ce que je voulais vous dire c’est que nous faisons partie du même groupe. Si j'ai bonne mémoire, une étude génétique a même trouvé plus de 95% de gênes communs entre le chimpanzé et l'espèce humaine, Homo sapiens pour les intimes. Nous avons donc des « ancêtres » communs ; les paléontogogo ne m’en voulaient pas trop pour l’utilisation de ce terme que je sais ne pas être valide. Mais rappelez-vous, on fait de la vulgarisation scientifique…
Bref, tout ça pour vous dire que les grands singes que sont les gorilles et les chimpanzés, sont nos cousins. Et la divergence entre leur lignée et la nôtre n’est pas si lointaine puisqu’on la situe à environ 8 millions d’années, des clopinettes par rapport aux 4556 millions d’années de notre bonne vieille Terre.

Mais bon, je ne suis pas là pour faire de la médiation scientifique (désolée c’est plus fort que moi), alors contentons-nous des photos.




Sur cette dernière photo, vous remarquerez le regard fasciné d'Aïcha vis-à-vis de ses petits camarades. Et c'est vrai que même si elle s'est formée au départ à la vulgarisation scientifique, elle a également profité de ces séances d'escalade. Tout comme Tiziri, Kahina et Saada.
Je dois d'ailleurs faire remarquer que si ces dernières sont compétentes pour la vulgarisation scientifique, elles le sont toutes autant pour l'escalade : un esprit sain dans un corps sain !

Alors, je me répète encore mais, bravo les filles ! Et puis, Jean Ferrat ne disait-il pas que "la femme est l'avenir de l'homme" ? Ah oui, j'ai aussi oublié de rajouter à la liste de « laïque et scientifique », que je suis aussi féministe. Oulala, loin de moi l'idée qu’homme et femme sont identiques, je pense juste que nous avons les mêmes droits, et non pas que les femmes sont supérieures aux hommes. Une féministe d'aujourd'hui en fait.
Décidemment, je cumule les tares ... mais c'est pas grave. Et puis, je sais qu'il y a des gens qui m'aiment, juste comme je suis. Alors le reste, c'est pas bien grave ...

Allez, bises à tous, et au prochain rendez-vous, on parlera cette fois de géologie et plus précisément de calcaire : ah, le calcaire de la Mimouna !
Manue.
par Manue publié dans : tikjdasciencescalade
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Jeudi 10 août 2006
Coucou me revoilou !

Je vous ai manqué je suis sûre, à moins que vous ne soyez impatients de découvrir les photos? A propos, merci Idir de m'avoir sonné les cloches, involontairement c'est sûr, mais le résultat est là. Je vais donc essayer de mettre toutes les photos en ligne avant lundi, date à laquelle je pars pour une semaine chez papa-maman en Bretagne.

Avant ça, excusez-moi de blablater encore, mais on m'a demandé d'expliquer le nom du blog. Bon, je crois Vincent que pour sciences et escalade, il n'y a pas de problème. Donc intéressons-nous plutôt à Tikjda. Déjà, tu remarqueras, c'est un nom propre. Ensuite, en farfouillant sur internet, je découvre qu'en kabyle ça veut dire source : dommage, je ne l'ai pas vu celle-là. Mais retournons sur internet.
Tikjda se trouve dans la wilaya de Bouira, qui est aussi une ville. Amis algériens, si vous pouvez me donner une équivalence de wilaya : communauté de communes ? département ? En tout cas nous avons également logé à Bouira et notamment à l'auberge de jeunesse. Ah, cette odeur de jasmin le soir lors de nos discussions sous les eucalyptus (enfin je crois car moi les arbres ... Pierre, on a besoin de ton avis).

Bon, pour en revenir à Tikjda, sans passer par internet, ce sera plus simple, c'est une station, certes de sports d'hiver, mais pas uniquement. C'est aussi le lieu d'entraînement de la fédération olympique algérienne (c'est comme ça qu'on dit ?). Pour résumer, c'est un endroit charmant, en plein coeur du parc national du Djurdjura. Ce qui permet d'ailleurs de voir passer régulièrement les singes magots.
A part ça, il y a une magnifique piscine en plein air, dans laquelle nous allions nous détendre le soir. Imaginez, la piscine pour nous tous seuls, sous un ciel étoilé, une petite bière pour se désaltérer…
Mais c'est aussi un lieu magnifique pour l'observation de la faune locale, et notamment des chauves-souris. Car là-bas, ces petits mammifères adorent la piscine.
Non ! Je ne yoyotte pas. J'ai bien vu une chauve-souris nager dans la piscine et en sortir grâce à ses petites papattes. Pour ceux qui ne me croient pas, demander à Serge, il l'a vu aussi.

Allez, après cette petite digression, retournons à notre périple et notamment à la découverte de l'école de la Mimouna (Vincent arrête ! c'est le nom du lieu-dit si tu préfères).
Je vous épargne les photos de l'école avec la couche de crottes et autres matières fécales (toute façon, je n’en ai pas), et intéressons plutôt aux activités de Serge.
C'est clair que j'avais du mal à imaginer que la boxe puisse être une activité non violente, honnêtement, de prime abord, ce n'est pas ce à quoi l’on pense. Mais je dois bien admettre que j'ai été convaincue.
Voilà donc quelques photos de ces combats de boxe.


Ok, comme ça on se dit que c'est un combat de boxe classique. Mais je vous conseille d'en discuter avec Serge et vous verrez que ça n'a rien à voir.


Bon, c'est dommage, j'ai raté le combat entre Amar et Serge, car franchement, cela valait son pesant de cacahouètes.

Sinon, je fais un aparté. Vous savez, amis FSGT-ien, que j'ai entendu parler de votre organisme (Fédération Sportive et Gymnique du Travail) hier matin sur France Info... Et oui, en cette année 2006, nous fêtons les 70 ans du Front Populaire. Et donc, tous les matins ils parlent de ce que cela a changé, et notamment des "créations" qui en ont découlé. J'espère qu'ils parleront du Palais de la découverte (mais peut être est-ce déjà fait). Car ce musée scientifique est dans la lignée de la culture (au sens large) pour tous. Eh, tu remarqueras Yves, je ne fais plus de distinctions entre les cultures ...
Pour en revenir à la FSGT, je me permets (je vais voir si ça passe), de mettre leur lien internet. Comme ça Vincent tu arrêteras de me poser des questions.
http://www.fsgt.org/

Autre aparté, pour ceux qui ne connaissent pas Vincent, vu mes remarques, il peut passer pour quelqu’un de pénible, mais en fait pas du tout. C'est quelqu’un d'adorable, mais qui est comme moi, curieux de tout, et qui ne cesse de poser des questions.
Et puis rappelez-vous ce fameux proverbe chinois :
"Celui qui pose une question est bête 5 mn, celui qui n'en pose pas est bête toute sa vie".
Ça paraît surfait, mais c'est tellement vrai.

A propos de question, revenons à nos photos et notamment la présentation de l'exposition "Atouts pour la Terre" à l'école de la Mimouna. En voilà une petite série.


Vous remarquerez de suite que les filles (Kahina, Aïcha et Tiziri) sont très concentrées. C'est sûr que pour elles le défi était de taille : connaître l'exposition, la comprendre (pour précision elles ne sont pas géologues) pour pouvoir ensuite la présenter au grand public, du plus jeune ...


... au plus grand.
Et franchement les filles, je dois vous tirer mon chapeau, car vous avez été des aspirantes médiatrices excellentes : curieuses, attentives, et patientes (avec moi il vaut mieux).
Mais regardez comme vous êtes concentrées :


Et tout ça, vous l'avez ensuite généreusement retransmis à toutes personnes présentes et curieuses d'en savoir plus.
Bon, je me répète, mais vraiment, je suis très fière de vous et du travail que vous avez accompli. En tout cas, si vous cherchez des vacations, vous êtes prêtes pour le Palais.
Allez, ne soyez pas jaloux les autres...

Voilà ! Vous avez vu les photos de l'arrivée à l'école, mais histoire d'avancer un peu dans la présentation des photos, en voilà deux autres, sans rapport avec les précédentes, mais qui devraient vous faire rire ...



Et oui, ce même jour, ou le lendemain, je ne sais plus, nous sommes tombés en panne en arrivant à Bouira.
Virginie, cela te rappellera certainement des souvenirs. Ah oui, car je dois vous dire que ces derniers temps, quand je pars en voiture avec des amis, à chaque fois on tombe en panne.
Pour l'histoire avec Virginie, on partait chez mes parents en Bretagne, quand, à mi-chemin, c'est la panne. Imaginez ! Car en plus, c'était le week-end des 24 heures du Mans. Bon, ça c'est bien terminé car la miss a une super assurance (non, je ne ferai pas du pub !). Mais c'est clair qu'elle était vénère vu que la voiture était passée au garage la semaine avant : ah les garagistes !

Pour en revenir à notre panne à Bouira ...



... c'était plus un moment de rigolade qu'autre chose. Et sans conséquence car nous étions à moins de 500 mètres de l'auberge de jeunesse.

Allez, je vous laisse pour cet épisode (je vais aller dîner), et je m'y remets ce soir afin de vous présenter un épisode qui abordera les arbres, les singes, et l'évolution : quel programme en perspective !

Bises à tous, Manue.
par Manue publié dans : tikjdasciencescalade
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