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Lundi 7 août 2006
Voilà donc le premier épisode de cette petite série, à savoir notre arrivée en Algérie, et plus précisément à Alger, et cette fois il y aura des photos : chouette !
Afin de bien vous faire sentir à quel point ça se mérite de venir vous voir, reprenons depuis le début, à savoir le samedi 15 juillet.

Jusque tard dans la journée je ne savais toujours pas à quelle heure ni d'où j'allais partir le lendemain. Oh vous n'y êtes pour rien, Sandrine et Pierre, mais étant juste une stressée de la vie, j'ai tendance à m'inquiéter quand je ne m'occupe pas de l'organisation. Et je n'étais pas au bout de mes peines suite au voyage. Mais pour moi, ce séjour en Algérie fut une excellente thérapie : "non, je n'ai pas à m'occuper de tout, et sans moi ça marche aussi très bien !"
En tout cas, je dois dire un spécial merci à Virginie et Damien, qui jusqu'aux dernières heures avant le départ m'ont soutenu.

Comme quoi il ne fallait pas paniquer, le samedi soir j'avais toutes les informations attendues, et donc dimanche matin, Sandrine et Pierre sont venus me chercher chez moi vers 9h30. Et nous voilà donc partis vers le sud, direction Marseille ! A la première aire d'autoroute, nous retrouvons Jean et Yves. Et c'est reparti.

La route fut longue, plus de 800 km et chaude, enfin plutôt pour Jean et Yves car eux ne bénéficiaient pas de climatisation (bravo pour le geste écologique). Mais grâce à ça, nous les avons vu faire des gestes étranges, très princiers toutefois, au travers de leurs vitres grandes ouvertes. Tout possesseur de voiture non climatisée comprendra aisément la signification de ces gestes : "de l'air ..."

Après un arrêt déjeuner, et une pause piscine, nous arrivons enfin à Marseille vers 21H. Là nous y retrouvons Claude et Serge, qui eux ont préféré la route par le Massif central, et Rémi, qui lui n'a mis que 3 heures pour rallier Marseille. Y a pas à dire, le TGV est une belle invention.

Après tant d'émotions, nous voilà tous à partager une diner (qui a dit frugal ?) dans une cour charmante et sous les étoiles. Et là je me suis dit : "ce voyage commence bien, tous ces gens sont supers !". J'essaie alors de cerner  plus ou moins les caractères de chacun : Sandrine, une fille adorable ; Pierre et un humour pince-sans-rire ; Jean, le grand voyageur ; Claude, on dirait ma maman ; Serge et un coeur grand comme ça ; Yves, toujours dans ses grands discours mais beaucoup moins bourru qu'il n'est paraît ; Rémi,  énigmatique mais somme toute charmant.
Bref, ce voyage promet !

Allez, je passe la nuit (chaude, très chaude) et nous voilà au port pour embarquer. Dernier détail avant de partir, il faut prendre contact avec le Secours Populaite local afin d'y laisser les voitures. Bon, après de nombreuses pérégrinations, les garçons arrivent à trouver quelqun qui va se charger de tout ça : vive la solidarité ! Et un grand merci à eux.

Maintenant, il ne faut pas traîner, et nous voilà tous embarqués, chargés comme des baudets, mais dans une ambiance joyeuse. Les heures vont ainsi passer, entre les tours sur le(s) pont(s), les pauses repas (c'est comme dans les avions, ça occupe), les séquences de (mauvais) sommeil, les cours de géographie (ah bon les Baléares c'est là ?) et les grandes discussions enrichissantes et animées.

Et l'heure d'arrivée approche ! Le soleil est déjà levé depuis plus d'une heure quand on commence à approcher des côtes. Comme de bon augure, je vois sauter un dauphin à coté du bateau ; si-si, promis, et là, nous apercevons vaguement quelque chose :


ça y est on voit la côte !


La brume se lêve progressivement et voilà Alger qui nous apparaît.
Tout le monde est alors subjugué et ne quitte pas des yeux la côte.


Sans avoir jamais vu l'Algérie, ni n'avoir aucun attachement de part ma famille (n'est-ce pas Samir), je pense au déchirement que cela dû être pour les français de partir de ce pays ; tout de suite un attachement se fait, et j'ai hâte de découvrir le reste.
Au fait, la prochaine fois qu'on vient, on aura le temps de visiter ? Car là franchement c'était super frustrant ; on est à Alger mais on n'en voit rien.


Allez, préparons-nous, nous allons bientôt accoster.
Après plusieurs minutes de manoeuvres, le bateau s'ouvre et dégorge alors de son flots de passagers (encore plus chargés que nous).

Nous voilà en Algérie !
La suite, à l'épisode suivant ...
par Manue publié dans : tikjdasciencescalade
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